Description
L’INDIEN PERDU
« The Lost native » – « El indio perdido »
Guitare solo (4’59 ») composition 2007
Existe en versions Guitare & Flûte et Guitare, Choeur & Orchestre.
A) Las almas unidas
B) C) D) Tu imagen divina (page 2 mes.26)
Tan querida por mí (page 3 mes.51)
La pasión que estoy viviendo (page 3 mes.69)
E) F) G) H) Tengo que renunciar (page 5 mes.99)
Esconder mi tormento (page 5 mes.115)
Siempre adelante (page 6 mes.131)
La llevo adelante (page 6 mes.148)
Inspiration poétique :
Une introduction qui questionne l’être, par de petits motifs serrés ascendants aboutissant sur des
accords suspendus qui libèrent leur encens. Une conclusion pleine de promesses, quelque peu
naïves. Entre deux, une longue et continue plainte intérieure aux pleurs suffocants; une pudeur
d’âme qui supplie de cacher son tourment, « esconder mi tormento ».
Présentation formelle et Intérêt technique :
A) Las almas unidas (prélude) + H) La llevo adelante (postlude)
Exposition de motifs mélodiques exprimés à découvert, sans harmonie sous-jacente et menant toujours à
des accords parfait qui valorisent la couleur affective de la tierce majeure ou mineure.
B) Tu imagen divina (introduction)
Cette partie sert d’introduction au thème principal à venir, par son tapis de croches continues, mais l’écriture
est différente et se présente sous trois formes :
– Les deux premières portées égrainent des harmonies successives de septièmes majeures se concluant sur un
motif à l’accent afro-américain, qui finit sa course dans le grave, sur l’accord de Mim 9è majeure (ou retard 9-8).
– La troisième portée présente une montée en notes conjointes, qui serait comme la rampe de lancement
menant au ton de Ré mineur, tonalité principale de la pièce (détails du jeu timbrique dans la nomenclature).
– Les deux dernières portées préparent en trois points l’entrée du thème : les croches en séries, la stabilité
tonale et la ligne de basse qui commence à dessiner sa trajectoire descendante régulière.
C) Tan querida por mí (thème principal) + D) La pasión que estoy viviendo (développement)
Ici commence la métaphore des pleurs, avec une mesure à 3/4 qui présente systématiquement sa ligne
mélodique avec trois notes répétées sur des pulsations à contretemps. Il faut veiller à bien contrôler la
charge affective dans le déroulé de la mélodie.
Le doigté avec alternance ‘p-i’ peut être remplacé par d’autres combinaisons de jeu, aussi par intérêt d’étude
: ‘p-a-p-m-p-i’ ou inversement, ‘p-i-p-m-p-a’. Ces versions de doigtés offrent la possibilité d’aider à marquer
le cycle des trois temps de la mesure.
E) Tengo que renunciar (variation 1) + F) Esconder mi tormento (variation 2)
Nous arrivons sur le haut-plateau expressif de la pièce : le glissando menant à la première basse (Ré) des
deux variations sert aussi de lancement au thème qui installe ici monotonie, oppression et langueur.
G) Siempre adelante (variation 3)
Ici, le thème continue sa course et vient comme s’écraser dans le grave de l’instrument. Il faut veiller à
alourdir les basses et à « tordre le son », notamment sur le Si bémol grave (mes.131 et 132).
——————————————
Les titres évocateurs des mouvements et des sous-parties sont issus des textes écrits par l’auteur,
utilisés dans la version chantée de cette pièce pour guitare, choeur et orchestre.
Enfin, bien que dans les grandes lignes les indications de doigtés, de nuances, de tempi et autres signes
d’interprétation soient justifiables, ces paramètres ne sont que des propositions qui peuvent/doivent être amovibles,
interchangeables ou remplacées selon la personnalité de l’interprète ou suivant l’inspiration du moment. Une attitude
que l’auteur s’applique à lui-même, l’essentiel étant d’obtenir une cohérence narrative dans une esthétique contrôlée.
L’indien perdu-Guitare solo-Arthur Dente







Avis
Il n’y a pas encore d’avis.