Description
AUX CONFINS DE LA STRUCTURE
« At the edges of the structure » – » En los bordes de la estructura »
Guitare Solo (13’44″) – Composition 2018
I. Éléments
II. Fissure (page 6 mes.137)
III. Collapse (page 12 mes.325)
IV. Apesanteur (page 16 mes.470)
V. Résilience (page 21 mes.577)
Inspiration poétique :
Au fil de ces cinq mouvements, nous est contée l’histoire d’un monde qui redémarre après sa désintégration.
Des éléments disparates essaient de se reconnecter. Des fragments sonores s’assemblent sur des forces
gravitationnelles. Une attraction électromagnétique semble trouver le chemin du vivant, telles les briques
élémentaires menant de la matière inerte à la matière animée.
Chacun des mouvements est sous-tendu par une succession d’étapes figurant ce monde en construction mais
rappelant sans cesse la destruction qui lui a précédé : Fragments, Organisation, Questionnement, Brèche,
Mouvement, Alarme, Insouciance, Menace, Martèlement, Action, Assourdissant, Fluide, Aérien, Expression,
Lointain, Solitude… Ce processus narratif onirique qui part d’un monde minéral et sans vie, nous conduit
peu à peu à une forme de résilience, avec le retour de sentiments proprement humains.
Intérêt technique :
Une recherche quasi mystique de nouvelles sensations kinesthésiques, où la préhension de la main droite est
remise en question et doit s’ouvrir à d’autres mouvements, utilisant notamment le poignet et les gestes des
doigts à revers, comme c’est déjà le cas dans les rasgueados.
Ici, ce procédé gestuel est utilisé jusqu’à ses limites sensorielles, le but étant de solliciter et d’exacerber les
sensations de jeu afin d’augmenter la motricité des mains et leur donner plus de fluidité : comme notamment,
le jeu main droite sur deux cordes jouées en mouvement contraire puis à sens unique (mes.502-508), ou
comme l’utilisation du pouce main gauche, afin d’augmenter la fluidité dans les unissons successifs de la
mélodie à la basse (Résilience mes.591-594).
Ces sensations kinesthésiques une fois maîtrisées, deviennent agréables et sensuelles à l’interprète lui-même,
puis cette cohérence sonore est transmise à l’auditeur.
Outre la correspondance métaphorique avec une gestuelle d’arts martiaux, proche du tai-chi ou du qi gong,
cette pièce vise à exploiter la confrontation d’éléments musicaux faibles et forts; à faire se confronter le beau
à l’effrayant, la sensibilité à la cruauté, la naïveté au savoir.
Pour figurer cela, des éléments musicaux minimalistes se cooptent puis s’agrègent, pour devenir des éléments
démesurés. Des techniques de jeu spécifiques et singulières viennent figurer ce mouvement, ascendant.
Aussi l’utilisation de structures rythmiques complexes, alternant mesures ternaires et binaires sur 10 ou 12
temps entre autres (mes.325-380 et mes.381-424), impliquent également la recherche d’un phrasé musical lié
à une chorégraphie du sonore.
Cette composition est axée essentiellement sur la recherche d’effets psychologiques
produits par l’agencement des paramètres sonore. Pour ce faire, se superposent aux hauteurs, durées, nuances
et timbres, des concepts philosophiques, poétiques
et esthétiques qui orientent l’écriture de cette œuvre.
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Les titres évocateurs des mouvements et des sous-parties sont issus
de textes de l’auteur, rattachés à cette pièce.
Un ouvrage d’analyse musicale de cette oeuvre existe.
Enfin, bien que dans les grandes lignes les indications de doigtés, de nuances, de tempi et autres signes
d’interprétation soient justifiables, ces paramètres ne sont que des propositions qui peuvent/doivent être amovibles,
interchangeables ou remplacées selon la personnalité de l’interprète ou suivant l’inspiration du moment. Une attitude
que l’auteur s’applique à lui-même, l’essentiel étant d’obtenir une cohérence narrative dans une esthétique contrôlée.
Aux confins de la structure-Guitare solo-Arthur Dente








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